Voici Pierre!
Dans cette vidéo, il explique comment se déroule la rencontre avec une victime qui porte plainte.
Voici Julie!
Tu as peut-être déjà entendu parler du CAVAC? Ça veut dire « Centres d’aide aux victimes d’actes criminels ».
Si tu es victime d’un crime, Julie et ses collègues peuvent t’aider.
Parfois, agir rapidement envers le contrevenant c’est ce qui est le plus efficace!
La vie de Jeanne a basculé quand son ex a partagé des photos intimes sans son accord.
Elle raconte comment le programme de sanctions extrajudiciaires a pu l’aider à passer à travers cette épreuve.
Consulte un intervenant qui pourra t’informer et répondre à tes questions. Tu pourras t’exprimer sur ce qui t’inquiète et prendre la meilleure décision.
Que ce soit des photos ou des captures d’écran, conserve-les! C’est sûr que ça peut être tentant de les effacer, mais ces photos pourraient vraiment aider la police dans son enquête.
Tu peux y aller accompagné de tes parents, un ami ou d’un adulte en qui tu as confiance. Tu peux même demander que la rencontre ait lieu sans la présence de tes parents. L’important, c’est que tu te sentes à l’aise.
1. Donner une mesure extrajudiciaire au jeune qui t’a fait du tort.
2. Envoyer le dossier au procureur aux poursuites criminelles et pénales (PPCP). De son côté, le PPCP peut envoyer le dossier au programme de sanctions extrajudiciaires ou déposer des accusations contre le jeune.
3. Fermer le dossier (par manque de preuve, par exemple).
Rencontrer la police, ça peut être stressant. On ne se le cachera pas. Pourtant, la police est là pour t’aider. Et pour qu’elle puisse faire son travail, tu dois lui fournir le plus d’informations possible sur ce qui t’est arrivé.
Que tu sois prêt ou pas à dénoncer le crime, c’est une bonne idée de noter tout ce qui s’est passé.
Voici quelques-unes des questions qui pourraient t’être posées par la police. Réponds-y, ça peut t’aider pour plus tard.
Connais-tu l’adresse précise? Ou est-ce que c’était plutôt par texto ou en ligne (par exemple, un site web, Instagram, Snapchat, TikTok, etc.)?
Si ça s’est déroulé sur une longue période, est-ce que tu te rappelles quand ça a commencé? Est-ce que c’est terminé ou est-ce que ça continue?
Si oui, connais-tu leur nom?
Est-ce qu’il y avait une ou plusieurs personnes? Tu connais leur nom? Sinon, peux-tu les décrire?
Si oui, connais-tu leur nom?
Par exemple, as-tu été volé? Frappé? Harcelé? Menacé? Est-ce qu’il y a eu des contacts sexuels? Est-ce que des photos intimes (🍆🍑) de toi ont circulé?
Est-ce que ça t’a causé des blessures physiques?
Ça peut être plusieurs choses, comme des fluides corporels (ex. sang, salive), une bouteille, un outil, des morceaux de vêtements, etc.
Et si tu as eu peur qu’on s’en prenne à ton animal ou à tes choses, c’est pas banal. Ça vaut la peine de le dire à la police.
Par exemple, tu venais de rompre avec la personne, tu t’étais fait intimider souvent par elle, vous vous étiez chicanés avant l’incident, etc.
Il y a peut-être d’autres détails que tu aimerais communiquer. Prends-les en note! Aussi, sauvegarde tous les textos et photos qui sont en lien avec le crime (ça peut être des captures d’écran). Si tu as des blessures physiques, prends-les en photo et assure-toi qu’on puisse voir ton visage.
L’aide médicosociale, c’est 3 choses super importantes:
Tu as peut-être des blessures à soigner? Tu aimerais savoir si tu es affecté par une infection transmise sexuellement ou par le sang (ITTS)? Si tu es une fille, tu te demandes peut-être si tu es enceinte?
Tu n’as pas à soigner tes blessures seul. L’équipe médicale est là. Tu le vaux.
Tes proches et toi, vous avez sans doute besoin de soutien rapidement. C’est normal, vos besoins sont importants et il faut y répondre. Que ce soit pour assurer ta sécurité, te donner un soutien psychologique ou répondre à tes questions, des gens compétents sont là pour t’aider.
Si l’agression a eu lieu il y a 5 jours ou moins, tu peux faire la trousse médicolégale. Mé-di-co-lé-ga-le, c’est un mot compliqué. En gros, ça veut dire qu’un médecin va faire quelques prélèvements sur ton corps ou tes vêtements (cheveux, poils, sang, sperme, etc.). Ça permet de recueillir de la preuve et peut-être même d’identifier l’agresseur.
L’aide médicosociale s’obtient dans un « centre désigné » 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Pour savoir où est le centre le plus près de chez toi, appelle au 1 888 933-9007.
Tu peux obtenir l’aide médicosociale, même si tu n’as pas été blessé physiquement ou même si tu ne sais plus trop ce qui s’est passé (ex.: ça peut être le cas si tu avais beaucoup bu).
Si tu es âgé de moins de 18 ans, l’équipe médicosociale doit signaler l’agression sexuelle que tu as subie à la DPJ. La police va être informée, elle aussi. C’est pour ton bien, mais aussi pour le bien des autres victimes potentielles. Par contre, personne ne va t’obliger à parler à la police si tu refuses de le faire.
Et si tu as moins de 14 ans, tes parents ou tuteurs devront donner leur accord pour que tu reçoives l’aide médicosociale.
Une médiation, c’est une discussion entre le contrevenant et la victime. Cette rencontre, qui est en fait une discussion, leur permet de s’exprimer et d’avoir des réponses à leurs questions.
La médiation est une mesure de réparation. Ça permet au contrevenant, mais aussi à la victime, de s’impliquer et de prendre le contrôle sur la situation qui les concerne.
C’est un organisme qui, entre autres, accompagne les contrevenants, les victimes, leurs parents et même la collectivité dans le processus de réparation.
Si tu es impliqué dans une mesure de réparation, un intervenant d’Équijustice ou d’un organisme membre de l’ASSOJAQ va communiquer avec toi.
On l’appelle aussi « PPCP ». C’est l’avocat qui porte des accusations contre les personnes que l’on soupçonne d’avoir commis un crime. Lors d’un procès, c’est à lui de présenter la preuve pour prouver hors de tout doute raisonnable que l’accusé est coupable.
Quand un ado commet un crime qui n’est pas trop grave, la police peut lui éviter d’aller au tribunal en lui donnant une mesure extrajudiciaire. Elle peut choisir de lui donner un avertissement ou de l’envoyer vers un organisme de justice réparatrice. Elle peut aussi choisir de ne rien faire.
L’événement sera tout de même inscrit dans une base de données accessible pendant 2 ans par tous les policiers du Québec.